LES RÈGLES D’OR DES SYSTÈMES D’ENTREPRISE

LES RÈGLES D’OR DES SYSTÈMES D’ENTREPRISE
Principes fondamentaux du commerce, de la conformité et de la responsabilité

LES RÈGLES D’OR DES SYSTÈMES D’ENTREPRISE

Principes fondamentaux du commerce, de la conformité et de la responsabilité

LE COMMERCE, UN PILIER DE LA CIVILISATION
" Le commerce est vieux comme le monde. "

Bien avant l’apparition des grandes entreprises, des banques, des marchés financiers et des systèmes économiques modernes, les êtres humains échangeaient déjà des biens, des services, des savoir-faire et des ressources.

Le commerce est donc bien plus qu’une simple activité économique.
Il constitue l’un des mécanismes fondamentaux qui permettent aux sociétés humaines de se développer, de produire, d’échanger et de progresser.
L’humanité ne pouvait parvenir au sommet de la civilisation sans cette dynamique permanente d’échanges qui contribue, au quotidien, au développement des peuples et à l’amélioration des conditions de vie.
La véritable richesse ne réside d’ailleurs pas uniquement dans l’accumulation de trésors matériels ou culturels.

Elle réside également dans la capacité à rendre possible l’accès à un vaste royaume d’échanges de biens, de services, de connaissances et de compétences qui contribue au mieux-être et au mieux-vivre de l’humanité.

Même la personne matériellement la plus démunie possède quelque chose de ce monde issu des grands rêves des aventuriers, des explorateurs, des bâtisseurs et, pourquoi pas, des " Caravanes des Rêves. "
Car avant d’être une affaire d’argent, le commerce est une affaire de relations humaines.
Et toute relation humaine durable nécessite des règles.

DE L’ÉCHANGE AU DROIT COMMERCIAL

1). DU TROC À LA MONNAIE

À l’origine, l’action commerciale reposait essentiellement sur le troc :
- Un bien contre un bien
- Un service contre un service

- Ou un bien contre un service.

Puis l’humanité a créé la monnaie.
La transaction monétaire a progressivement permis de dépasser certaines limites du troc en introduisant un moyen d’échange accepté par un plus grand nombre d’acteurs.
La monnaie a ainsi facilité la comparaison des valeurs, le paiement, l’épargne, l’investissement et le développement des échanges à plus grande échelle.
Le commerce pouvait alors dépasser les frontières d’un village, d’une région ou d’un peuple.
Il pouvait devenir national, puis international.
Ainsi est né progressivement un véritable " système commercial."
Mais plus les échanges deviennent importants, plus les risques de conflits augmentent.

Et plus les risques de conflits augmentent, plus les règles deviennent nécessaires.

2). LA NAISSANCE DU DROIT COMMERCIAL

L’histoire du commerce est également l’histoire de la recherche d’un équilibre entre la liberté d’entreprendre et la nécessité d’encadrer les comportements.
En France, le Code de commerce a été promulgué en 1807.

Depuis, le droit commercial français a considérablement évolué afin de tenir compte des transformations économiques, technologiques et sociales.

Aujourd’hui, les entreprises évoluent dans un environnement juridique composé de nombreuses règles nationales, européennes et internationales.
Ces règles concernent notamment les entreprises, les dirigeants, les salariés, les consommateurs, les fournisseurs, les concurrents, les administrations, les organismes de contrôle et les partenaires commerciaux.
Le droit commercial n’est donc pas uniquement un ensemble d’interdictions.

Il constitue également un cadre permettant aux différents acteurs économiques de connaître leurs droits, leurs responsabilités et leurs obligations.

3). LES TROIS PILIERS DE LA CONFORMITÉ

Dans une vision globale des systèmes d’entreprises, trois grands principes peuvent être retenus :
- Premier pilier : la protection juridique.
- Deuxième pilier : la sécurité et la conformité des produits et des services.
- Troisième pilier : la responsabilité des acteurs et le respect des règles applicables.
La conformité ne devrait donc pas être considérée comme une simple contrainte administrative.
Elle doit devenir une composante fondamentale du système de gestion de l’entreprise.

LA RÈGLE, LA TRANSGRESSION ET LE CONFLIT

4). NUL N’EST CENSÉ IGNORER LA LOI

Un vieux dicton français affirme : « Nul n’est censé ignorer la loi. »
Derrière cette formule se trouve une idée essentielle : une société ne peut fonctionner durablement si chacun décide individuellement quelles règles il accepte ou refuse de respecter.
Lorsqu’une règle existe, certains la respectent.
D’autres cherchent à la contourner.
Et lorsque la transgression produit un dommage, apparaît alors la victime.

C’est à partir de ce moment que naissent les litiges, les conflits et les procédures.

5). LE CERCLE VICIEUX DE LA TRANSGRESSION

Le phénomène devient particulièrement dangereux lorsque la victime décide de répondre à la transgression par une nouvelle transgression.
- Un premier acteur enfreint une règle.
- Un second acteur, victime du premier, décide de riposter.
- Un troisième acteur intervient à son tour.
Et progressivement, le conflit initial se transforme en conflit généralisé.
" La transgression engendre la riposte.
La riposte engendre une nouvelle transgression.
La nouvelle transgression engendre un nouveau conflit."

C’est ainsi qu’un système économique peut progressivement perdre son équilibre.

6). LE RISQUE DU CHAOS COMMERCIAL

Si chacun décide de ne respecter que les règles qui l’arrangent, le système finit par perdre sa cohérence.
Si chacun considère que la fraude est acceptable parce que son concurrent fraude également, la fraude devient une norme.
Si chacun considère que la violence est légitime parce qu’il a été victime d’une violence précédente, la violence devient permanente.
Si chacun considère que la loi ne s’applique qu’aux autres, l’autorité du système disparaît.
Et lorsque l’autorité du système disparaît, c’est la confiance qui disparaît à son tour.
Or, sans confiance : il n’y a pas de commerce durable.
Sans commerce durable : il n’y a pas de croissance durable.
Et sans stabilité économique : la société entière finit par en subir les conséquences.

LA CONCURRENCE, LE POUVOIR ET LE PRINCIPE DU RETOUR

7). LA CONCURRENCE : FORCE DE PROGRÈS

La concurrence constitue une réalité fondamentale de l’économie.
Chaque entreprise cherche à développer ses produits, ses services, sa clientèle, son savoir-faire et ses parts de marché.
Cette compétition peut favoriser l’innovation, l’amélioration de la qualité et la recherche de nouvelles solutions.
Mais la concurrence possède également une limite fondamentale : elle ne devrait pas devenir une guerre sans règles.

Lorsqu’un acteur économique considère que tous les moyens sont permis pour éliminer ou affaiblir ses concurrents, le système commercial entre alors dans une zone de danger.

8). LA GUERRE COMMERCIALE

La « guerre commerciale » n’est pas un phénomène nouveau.
Les rivalités économiques existent depuis longtemps.

Mais l’intensification des échanges internationaux, la mondialisation des chaînes de production, le développement des technologies et l’accélération de la circulation de l’information ont donné à ces rivalités une dimension nouvelle.

Dans certains environnements, la recherche de domination peut conduire à des comportements préjudiciables :
* Plagiat
* Contrefaçon
* Usurpation
* Escroquerie
* Pratiques commerciales déloyales
* Détournement de clientèle

* Appropriation abusive du travail d’autrui

Le problème n’est alors plus seulement économique.

Il devient juridique, social et parfois humain.

9). LE PRINCIPE DU RETOUR

Il existe une règle simple dans les relations commerciales :
les pratiques que l’on impose aux autres peuvent un jour être utilisées contre soi.
- Une entreprise qui utilise systématiquement des méthodes déloyales à l’égard de ses concurrents crée un environnement dans lequel ces mêmes pratiques peuvent se retourner contre elle.
- Une entreprise qui méprise les règles peut contribuer à créer un marché dans lequel personne ne se sent plus obligé de les respecter.
Et lorsque chacun agit ainsi, ce n’est plus seulement une entreprise qui est en danger.

C’est l’ensemble du système.

10). PERSONNE NE POSSÈDE LE MONOPOLE DE LA PUISSANCE

Dans le monde des affaires, une entreprise peut être extrêmement performante aujourd’hui et rencontrer demain un concurrent qu’elle n’avait pas anticipé.
Une technologie nouvelle peut bouleverser un marché.
Une innovation peut rendre obsolète un modèle économique.
Un nouvel entrepreneur peut apparaître.
Une nouvelle génération peut inventer ce que la précédente n’avait pas imaginé.
Voilà pourquoi aucune entreprise ne devrait considérer sa position comme définitivement acquise.
" Ne jamais croire que l’on est le plus fort. "
Car il existe toujours une force vive susceptible de surgir chez l’adversité.

L’ENTREPRISE, L’HUMAIN ET LA RESPONSABILITÉ

11). L’ENTREPRISE N’EST PAS ISOLÉE DE LA SOCIÉTÉ

Une entreprise n’existe jamais dans le vide.
Elle appartient à un environnement économique et humain.
Elle emploie des personnes.
Elle fournit des biens ou des services.
Elle travaille avec des partenaires.
Elle répond aux besoins de clients.
Elle paie des impôts et des charges.
Elle utilise des infrastructures.
Elle dépend de décisions administratives et réglementaires.

Elle participe donc directement ou indirectement à la vie de la société.

Personne n’est définitivement à l’abri des conséquences d’un dysfonctionnement économique ou juridique.
- Ni les grandes entreprises.
- Ni les petites entreprises.
- Ni les dirigeants.
- Ni les salariés.
- Ni les consommateurs.
- Ni les administrations.
- Ni même les acteurs chargés de faire appliquer les règles.

Un système déséquilibré finit toujours par produire des conséquences pour l’ensemble de ses participants.

12). LA VIE PROFESSIONNELLE ET LA VIE PRIVÉE

La vie professionnelle et la vie privée sont également liées par une réalité simple : derrière chaque fonction professionnelle se trouve un être humain.
Une personne confrontée à des difficultés personnelles peut rencontrer davantage de difficultés dans sa vie professionnelle.
À l’inverse, une situation professionnelle particulièrement difficile peut avoir des répercussions sur la vie personnelle et familiale.
Il existe toutefois des personnes capables de maintenir une remarquable stabilité dans les situations les plus complexes.

Ce sont celles que l’on pourrait appeler les « Ténors de Terrain. »

Le Ténor de Terrain est celui qui conserve son sang-froid lorsque les circonstances deviennent difficiles.
Il observe.
Il analyse.
Il réfléchit.
Il agit.

Et surtout, il ne permet pas à la confusion de gouverner ses décisions.

13). L’INTELLIGENCE ET L’HUMILITÉ

Lorsqu’un « surdoué » se retrouve dans une situation de confusion totale, c’est peut-être qu’un autre « surdoué », plus doué encore, est déjà à la manœuvre.
Cette formule peut sembler paradoxale.
Elle rappelle pourtant une réalité essentielle : l’intelligence n’est jamais une propriété exclusive.
L’humilité stratégique constitue donc une forme de protection.
Aucune entreprise ne devrait considérer sa position comme définitivement acquise.
Le véritable professionnel sait qu’il doit continuer à apprendre, à observer, à anticiper et à s’adapter.

LES RÈGLES D’OR ET L’INTÉRÊT GÉNÉRAL

14). LES RÈGLES D’OR ÉLÉMENTAIRES DES SYSTÈMES D’ENTREPRISE

RÈGLE . 0. - RESPECTER LE SYSTÈME
- Pratiquez scrupuleusement les règles d’or des systèmes d’entreprises et de leurs paramètres.

Une entreprise qui veut durer doit connaître les règles qui régissent son activité et organiser son fonctionnement en conséquence.

RÈGLE .1. - NE PAS UTILISER DE MAUVAISES MÉTHODES CONTRE LA CONCURRENCE
- Ne pratiquez jamais de mauvaises méthodes à l’encontre de la concurrence, car les victimes pourraient à leur tour les pratiquer contre vous.

Une pratique déloyale peut devenir un précédent, puis une habitude, puis une méthode et finalement une culture.

RÈGLE .2. - NE PAS SOUHAITER LE MALHEUR DE LA CONCURRENCE
- Ne souhaitez jamais le malheur de la concurrence, car ceux qui en seraient victimes pourraient à leur tour vous souhaiter le même sort.

On peut chercher à gagner des parts de marché sans chercher à détruire l’adversaire.

RÈGLE .3. - NE PAS CHERCHER À DOMINER ABUSIVEMENT
- Ne cherchez jamais à dominer abusivement la concurrence.
Une position économique importante implique également une responsabilité.

La puissance commerciale ne devrait pas devenir un permis de nuire.

RÈGLE .4. - CONSTRUIRE EN FONCTION DE SES MOYENS
-Tracez votre chemin en fonction de vos moyens et de votre portefeuille, et écartez le vice de vos pratiques commerciales.
La croissance durable repose sur :
- Les moyens,
- La stratégie,
- Le travail,
- La compétence,
- La rigueur,
- La conformité

- Et la confiance.

RÈGLE .5. - NE JAMAIS SE CROIRE INVINCIBLE
- Ne croyez jamais être le plus fort dans votre domaine d’activité.

Il existe toujours un concurrent plus expérimenté, une technologie nouvelle, une entreprise émergente, un entrepreneur inattendu ou une nouvelle génération prête à prendre le relais.

RÈGLE .6. - MONTRER L’EXEMPLE
- Montrez le bon exemple.
Les régulateurs, les partenaires, les salariés, les clients et les acteurs qui défendent les bonnes pratiques pourront alors reconnaître votre volonté de construire dans un cadre responsable.

L’exemple commence toujours par celui qui possède le pouvoir d’agir.

15). LA GRANDE RÈGLE : NE PAS CONSTRUIRE SA RÉUSSITE SUR LA DESTRUCTION DE L’AUTRE

Toutes les règles précédentes peuvent finalement être réunies autour d’un principe :
" NE PAS CONSTRUIRE SA RÉUSSITE SUR LA DESTRUCTION DE L’AUTRE. "
Une entreprise peut chercher à devenir plus grande.
Elle peut chercher à devenir plus performante.
Elle peut chercher à gagner des marchés.
Elle peut chercher à innover.
Elle peut chercher à augmenter ses bénéfices.
Mais elle doit également accepter une réalité fondamentale : elle évolue au sein d’un système dont elle dépend elle-même.

Détruire le système dans lequel on évolue revient finalement à fragiliser son propre avenir.

LA CONCLUSION FINALE

AVEC L’AMOUR, LA RAISON ET LA RIGUEUR
Avec de l’amour seulement, cela ne suffit pas toujours.
Avec la raison seulement, cela peut devenir froid.
Avec la rigueur seulement, cela peut devenir mécanique.

Mais avec " l’amour, la raison, la rigueur, la responsabilité et le respect des règles ", il devient possible de construire quelque chose de durable.

La lutte contre les inégalités, les abus de pouvoir et les comportements opportunistes ne concerne pas uniquement les gouvernements ou les administrations.
Elle concerne également les entreprises, les dirigeants, les salariés, les consommateurs et, plus largement, chaque acteur du système économique.

Car si tout le monde se met à transgresser les règles, le résultat ne peut être qu’un désordre généralisé.

Qui voudrait être confronté à une guerre commerciale fratricide qui conduirait finalement tout le monde à retourner bredouille à l’âge du bronze, voire à l’âge des cavernes, à cause des vaniteux et des bouffons ?
Personne.
Car dans un véritable système économique, la victoire de l’un ne devrait pas nécessairement signifier la destruction de l’autre.
Chacun est maître dans son domaine ou dans ses domaines.

Mais personne ne devrait oublier qu’il appartient à un système plus grand que lui.

Le véritable talent d’un dirigeant ne consiste donc pas uniquement à gagner.
Il consiste également à savoir :
- Comment gagner
- Comment durer
- Comment respecter,

- Et comment permettre au système de continuer à fonctionner.

C’est peut-être là que commence la véritable intelligence du commerce.
Et c’est ici que prennent tout leur sens les :
RÈGLES D’OR DES SYSTÈMES D’ENTREPRISE
* Respecter
* Construire
* Innover
* Protéger
* Responsabiliser

* Transmettre

" Bienvenue dans l’Univers des Systèmes d’Entreprises et de leurs Activités. "

Arlindo VARELA DE BARROS
Fondateur et Dirigeant de JUPITERIUM
SIRET : 393 977 046 00118

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